Archive pour la catégorie ‘Non classé’
* A prononcer en joignant les mains devant soi : « Bonjour » en Népalais.
Après un voyage de 24 heures via Munich et Abu Dhabi, arrivée à Kathmandou dans un dépaysement total. Première surprise, la température : plus de 30° avec 80% d’humidité de l’air.
L’accueil chaleureux est très démonstratif : accolades, écharpes blanches de bienvenue, colliers de fleurs naturelles, et application d’une marque rouge au milieu du front.
Notre groupe est composé de 14 personnes, toutes membres bénévoles de l’association Gers Himalaya qui œuvre depuis dix ans à une mission à but humanitaire au profit d’enfants népalais.
Outre la découverte touristique de la vallée de Kathmandou, notre séjour de 15 jours, nous a permis d’aller à la rencontre de trois orphelinats associatifs accueillant 20 à 25 enfants chacun. Ils sont situés à Pokahara, Bhaktapur, et Phutung. Nous leur avons apporté du matériel scolaire et de la nourriture pour quelques mois. A chaque fois, les enfants nous offrent des chants et danses traditionnels puis des effusions émouvantes.
A Kathmandou, nous sommes reçus à l’école Suryodaya pour laquelle notre association finance l’enseignement du français.
Enfin, nous nous rendons dans le village de Lelintok, dans le district de Godawari, à 25 Km de Kathmandou où notre association construit une école pour que des enfants défavorisés puissent étudier dans de bonnes conditions et gratuitement. Nous avons effectué des travaux de maçonnerie, peinture et pose de revêtement de sol.
La contribution de la fondation Mission Internationale permettra de financer la fabrication de mobilier scolaire par des artisans locaux.
L’éruption d’un volcan à l’autre bout de la planète nous a rappelé à la nécessité de rentrer en France ; un voyage de retour sans problème si ce n’est digérer le décalage horaire et de se réadapter au quotidien.
Orphelinat de Bhaktapur
Lelintok : Gers Himalaya School
Bernard Magnat
Ça se passe dans une classe de CM1, le maître demande aux élèves la signification du mot « Mutualisme ».
Devant cette question, et la découverte de ce mot, le silence fait place à l’effervescence habituelle de la classe !
Pour illustrer son propos, l’instituteur donne un exemple aux enfants :
« Que pensez-vous de l’achat des vélos fait par l’Association des Parents d’Élèves, pour les classes de maternelle ?»
- « Hé bé les petits, ils vont en profiter, s’amuser, jouer avec.
- En plus ils vont pouvoir apprendre à faire du vélo sans les petites roues.
- Leur maîtresse va pouvoir leur apprendre comment il faut rouler sur la route.
- C’est bien, comme ça mon petit frère qui entre en maternelle l’année prochaine, hé bien il pourra faire du vélo ».
Sur cette lancée et cet enthousiasme retrouvé ; le maître de conclure :
« Donc si je vous résume, l’Association des Parents d’Élèves investit dans les vélos pour que les petits s’amusent, qu’ils apprennent à faire du vélo, à pédaler sur la route et ces vélos vont servir plusieurs années, donc pour de nombreux enfants. Vous voyez, c’est ça aussi le mutualisme ; un investissement de chacun, pour améliorer le quotidien d’autre et transmettre quelque chose pour l’avenir».
Yannick CHARLOPIN
L’histoire du mutualisme et du Crédit agricole est une histoire de personnes et de terroir, qu’on n’apprend pas dans les écoles, ni dans les livres…et c’est bien dommage !
Pour bien comprendre ce qui a donné naissance au mutualisme et au Crédit agricole, j’ai donc envie de vous racontez une petite histoire qui s’est déroulée dans une belle campagne à la fin du siècle dernier : celle de la vache d’Armand Lansier.
Armand était un grand homme, car il a fondé le Crédit agricole du côté de la Vendée.
Un jour dans les années 1890, Armand Lansier rencontre un paysan qu’il connait bien. Ce paysan a un peu de pâture et veut acheter une vache pour l’y élever.
L’homme est pauvre ! Ses seules garanties sont : son courage et son honnêteté.
Il doit donc se contenter d’un animal bon marché et manifestement très maigre. Il paie ce triste animal 100 Fcs.
Une somme avancée par le propriétaire de l’animal !
Après 6 mois de soins attentifs, le paysan a transformé la vache. Il veut la vendre et trouve rapidement preneur à 150 Frcs.
Le bénéfice est alors partagé entre le paysan et le propriétaire qui lui avait avancé l’argent.
Ce dernier vient donc d’engranger 25% d’intérêts sur 6 mois !
Armand Lansier est scandalisé par la manière dont ce propriétaire s’est arrogé, sans effort, une rémunération « usuraire » !
Il décide de créer une association puis une coopérative de crédit agricole pour mettre le pied à l’étrier à ceux qui ont envie d’entreprendre.
Nous sommes au tout début du 20ème, le microcrédit à la française est né. L’aventure du Crédit agricole et des banques coopératives se développe partout en France par qu’il y a un vrai besoin. L’état y apportera son soutien.
Cette aventure a donc commencé avec quelques utopistes qui ont eu la folie de croire au progrès humain dans l’entraide et la coopération.
Gilles SIXOU
Nous traversons une époque dominée par deux phénomènes majeurs : la mondialisation et la crise financière.
Lorsque l’on évoque la mondialisation, la crainte majeure pour les coopératives est celle de leur marginalisation, voire de leur disparition. Cependant, leur poids économique contredit cette impression. La corporation de Mondragon est une illustration de cette vigueur.
Quant à la crise financière et sociétale, elle invite à nous interroger sur notre modèle d’organisation et sur les alternatives économiques et sociales. La coopérative serait-elle alors une solution de contournement ?
Nous devons conserver à l’esprit nous sommes, Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, une coopérative, une société de personnes. L’ensemble des Caisses Régionales du groupe est régi par le même statut juridique coopératif.
Mais quels sont les éléments, les traits de caractère qui nous différencient ? La coopérative a un capital divisé en parts sociales détenues par des sociétaires, dont le mode de gouvernance est démocratique et régit par la règle « un homme, une voix ».
Ce mode de fonctionnement place l’Homme au cœur des préoccupations.
Nous traversons une période trouble et subissons une contestation de la légitimité de notre statut coopératif.
Notre réponse est la réaffirmation de notre identité, de nos fondements, de la sève de notre organisation : le statut coopératif, nos valeurs mutualistes et la force de notre sociétariat.
Les banques dites mutualistes sont en fait des banques régies par la loi sur les coopératives et sont des coopératives. Elles se référent au mutualisme pour des raisons historiques, procédant toutes deux d’un même mouvement politique.
Il y a donc, au-delà du statut coopératif, des valeurs mutualistes.
Le mutualisme comprend des valeurs qui placent l’homme au centre de la vie économique et sociale: la Proximité, la Solidarité, la Responsabilité et l’Indépendance.
Une société coopérative a donc vocation à développer ce qui constitue son ADN : le sociétariat.
Notre entreprise, bousculée dans ses fondements, contestée dans son mode constitutif, doit souscrire à ce même objectif.
Le propriétaire de parts sociales représente la vitrine de tous les principes et valeurs auxquelles une banque mutualiste est attachée.
Etre porteur de parts sociales c’est affirmer sa propre adhésion à ces valeurs et à ces principes.
Nathalie ROQUES












