Nous traversons une époque dominée par deux phénomènes majeurs : la mondialisation et la crise financière.
Lorsque l’on évoque la mondialisation, la crainte majeure pour les coopératives est celle de leur marginalisation, voire de leur disparition. Cependant, leur poids économique contredit cette impression. La corporation de Mondragon est une illustration de cette vigueur.
Quant à la crise financière et sociétale, elle invite à nous interroger sur notre modèle d’organisation et sur les alternatives économiques et sociales. La coopérative serait-elle alors une solution de contournement ?
Nous devons conserver à l’esprit nous sommes, Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, une coopérative, une société de personnes. L’ensemble des Caisses Régionales du groupe est régi par le même statut juridique coopératif.
Mais quels sont les éléments, les traits de caractère qui nous différencient ? La coopérative a un capital divisé en parts sociales détenues par des sociétaires, dont le mode de gouvernance est démocratique et régit par la règle « un homme, une voix ».
Ce mode de fonctionnement place l’Homme au cœur des préoccupations.
Nous traversons une période trouble et subissons une contestation de la légitimité de notre statut coopératif.
Notre réponse est la réaffirmation de notre identité, de nos fondements, de la sève de notre organisation : le statut coopératif, nos valeurs mutualistes et la force de notre sociétariat.
Les banques dites mutualistes sont en fait des banques régies par la loi sur les coopératives et sont des coopératives. Elles se référent au mutualisme pour des raisons historiques, procédant toutes deux d’un même mouvement politique.
Il y a donc, au-delà du statut coopératif, des valeurs mutualistes.
Le mutualisme comprend des valeurs qui placent l’homme au centre de la vie économique et sociale: la Proximité, la Solidarité, la Responsabilité et l’Indépendance.
Une société coopérative a donc vocation à développer ce qui constitue son ADN : le sociétariat.
Notre entreprise, bousculée dans ses fondements, contestée dans son mode constitutif, doit souscrire à ce même objectif.
Le propriétaire de parts sociales représente la vitrine de tous les principes et valeurs auxquelles une banque mutualiste est attachée.
Etre porteur de parts sociales c’est affirmer sa propre adhésion à ces valeurs et à ces principes.
Nathalie ROQUES








